Huawei, Android, ARM et Trump : le point sur la situation
Huawei a de quoi faire grise mine : depuis la fin de la semaine dernière les mauvaises nouvelles s’enchainent. La firme est directement visée par un décret qui, s’il ne la vise pas nommément, aboutit à l’exclusion totale de Huawei du marché américain. En conséquence, dès lundi, on apprenait que Google lui retirait sa licence Android – les trois plus gros fondeurs américains (Intel, Qualcomm et Broadcom) ont également exclu Huawei de leur carnet de commande. Certaines entreprises européennes seraient également sur le point de lui emboiter le pas. Voici tout ce que l’on sait.
Huawei banni du marché américain et d’Android : un « adversaire étranger », selon les USA
La Maison Blanche estime que cette urgence nationale se justifie car des « adversaires étrangers exploitent de façon croissante des vulnérabilités dans les services et les infrastructures technologiques de l’information et de la communication aux Etats-Unis ». Les projets d’expansion américaine de Huawei étaient pourtant déjà abandonnés depuis plusieurs mois. Mais ce nouveau décret empêche définitivement tout espoir que la situation ne s’améliore à court ou à moyen terme. Huawei, dénonçait alors des « restrictions déraisonnables qui empiéteront sur les droits de Huawei ».
On apprenait également que le département du Commerce a ajouté mercredi 19 mai Huawei à une liste noire d’entreprises étrangères pour lesquelles les entreprises américaines doivent obtenir obligatoirement une autorisation du gouvernement fédéral si elles veulent avoir le droit de nouer des relations commerciales. C’est la combinaison de ces deux annonces qui a provoqué les premières ruptures de relations commerciales officielles avec Huawei.

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